14 Février 2012
LE FESTIVAL SUR LE NIGER 2012 « AU JOUR LE JOUR ET SANS CHICHIS »
Par Ramata Diaouré
Par Ramata Diaouré
Diaouré J-2 à Ségou: On se prépare pour le rush! Un festival comme celui sur le Niger, ce sont d’habiles fourmis qui ne ferment plus l’œil dès que s’annonce le Jour J. A J-2, certains, comme le Directeur Mamou Daffé, n’ont déjà plus de voix et d’autres ont les yeux rouges, tandis que, sur le Quai des Arts, on s’affaire dans tous les sens. Ici on monte la scène Biton, là on refait les paillotes des restaurants, ailleurs on amène le matériel de cuisine, les réfrigérateurs et les boissons pour la restauration des festivaliers. Ce lundi 13 février 2012, il n’y a déjà plus une chambre de libre dans les hôtels ségoviens à partir du mardi 14 et ce n’est pas dû à la Saint Valentin! Les villas et autres chambres d’hôtes sont donc prises d’assaut, en désespoir de cause. Côté sécurité, les briefings se succèdent sur les différents sites du Festival, dans une atmosphère sereine, et la foule déambule dans la ville sans céder à quelque psychose que ce soit. Ségou ténè, le marché hebdomadaire, bat son plein. Des festivaliers? Il y en a déjà pas mal, de tous âges et de toutes les couleurs. Alors que monte l’adrénaline, on s’attèle à tout mettre en ordre. Tous les moyens de transport sont les bienvenus, pour les humains comme pour leurs biens. En témoigne cette charrette à âne, réquisitionnée pour acheminer des chaises sur le Quai. Car nous sommes à Ségou, Yan de ye Segu ye, ne l’oublions pas!
Ramata Diaouré
Ramata Diaouré
LE FESTIVAL SUR LE NIGER 2012 « AU JOUR LE JOUR ET SANS CHICHIS »
Par Ramata Diaouré
Par Ramata Diaouré
A J-1 du Festival 2012: On «accroche» les expos Les artistes, paraît-il, seraient très délicats à «gérer», quand on ne les qualifie pas de «susceptibles à l’égo démesuré», surtout lorsqu’ils sont très célèbres. Dans le domaine des Arts plastiques, il y en a actuellement une nuée à Ségou, dont beaucoup résidents de la Cité des Balanzans, et ce sont leurs œuvres qui vont faire vivre les différentes expositions qui sont au menu de cette 8ème édition du Festival sur le Niger. La photo ci-contre bat en brèche l’entame de ce papier. L’on y voit, en effet, des Doyens, des poids lourds incontestables, venant de trois pays d’Afrique de l’Ouest différents (Burkina Faso, Bénin, Mali) en pleine séance de brainstorming avec le Commissaire de l’exposition «Changement», Amadou Chab Touré. Le sujet de leurs réflexions? Comment «accrocher» au mieux leurs œuvres. Ne vous en faites-pas, Ki Siriki, Ludovic Faidaro, Amahiguéré Dolo et Abdoulaye Konaté ont trouvé le positionnement optimal, pour notre plus grand plaisir esthétique. Ramata Diaouré
Ramata Diaouré
Ramata Diaouré
LE FESTIVAL SUR LE NIGER 2012 « AU JOUR LE JOUR ET SANS CHICHIS »
Par Ramata Diaouré
Par Ramata Diaouré
Jour J- 1 : Le lancement de la Foire Internationale en hors d’œuvre A J-1 de l’ouverture officielle du Festival sur le Niger, 8ème édition, c’est le lancement de la Foire Internationale qui a servi de mise en bouche, en présence d’un aréopage de personnalités, dont le Secrétaire Général du Ministère de l’Artisanat et du Tourisme, Almamy Koureïchi, le Gouverneur de la IVème Région, Boureima Seiba, le Maire de la Commune urbaine, Ousmane Karamoko Simaga, le Directeur du Festival, Mamou Daffé et le Parrain historique de l’évènement, le Dr Mamadou Fanta Simaga. Organisée chaque année par le Conseil pour la Promotion de l’Economie Locale (CPEL) de Ségou lors du Festival, la Foire internationale s’est installée comme le lien le plus concret entre culture, artisanat et économie, en permettant à des opérateurs économiques dans différents domaines, publics, privés et même internationaux, de présenter leurs produits ou activités et de vendre leur savoir-faire. Les Ségoviens sont, bien sûr, à l’honneur, en particulier les femmes transformatrices de produits locaux dans l’agro-alimentaire, le cuir ou le textile. Comme le dira le Secrétaire général du CPEL, Mohamadou Habib Coulibaly, le Festival sur le Niger est «un évènement fédérateur, un catalyseur pour la promotion de l’économie locale de Ségou et de sa région». Affirmons avec lui que la Foire internationale «ouvre des horizons pour dépasser les préjugés». Signalons, au titre des invités de marque qui ont répondu à l’invitation du festival et des élus de Ségou, outre les Amis de Richmond en Virginie (USA) et ceux d’Angoulême, la présence d’une députée à l’Assemblée Nationale française. Honorable, i bissimilah Segu! Almamy Kouréichi, dans son allocution de lancement, après avoir congratulé les forces armées et de sécurité et remercié les touristes, venus nombreux, fera un bref retour en arrière, en rappelant «il y a huit ans, beaucoup étaient sceptiques, pourtant, aujourd’hui, le Festival sur le Niger est devenu une institution!». Il ajoutera que cette vitrine de Ségou et du Mali était aussi un facteur important de développement local et d’emploi, comme en témoigne l’institutionnalisation de la Foire.
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