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mercredi 15 février 2012

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15 Février 2012
Festival sur le Niger

Une foire internationale pour la promotion des produits locaux

En prélude au lancement de la 7ème édition du Festival sur le Niger, Almamy Koureishi, secrétaire général du ministère de l’artisanat et du tourisme, accompagné du gouverneur de la région de Ségou et du Maire de la cité des 4444 balazans, a procédé le 14 février 2012, à l’inauguration de la Foire internationale de Ségou.
Venus de toutes les régions du Mali et de certaines villes des pays limitrophes, les commerçants, les transformateurs des produits agricoles, des petites unités de production en tout genre et des prestataires de services, dès la matinée du 14 février 2012, ont pris d’assaut, l’espace aménagé au Quai des Arts de Ségou pour accueillir la foire internationale. Espace de promotion du génie et du savoir faire des artisans, le foire internationale est la concrétisation d’un des objectifs essentiels du Festival sur le Niger : le développement de l’économie locale. Mahamadou Lamine Coulibaly, secrétaire général du Conseil pour la promotion de l’économie locale (CPEL), le rappellera mieux que quiconque : « Le CPEL fort de sa mission de créer les bases d’une économie locale compétitive et durable, a institutionnalisé cette foire comme vitrine exceptionnelle pour les artisans et opérateurs économiques. Mais aussi un haut lieu de la promotion des produits locaux ». Pour joindre l’utile à l’agréable, les organisateurs avaient pris toutes les dispositions pour donner une allure de fête à la cérémonie. Le groupe de flutiste Samogo du IIIème quartier de Ségou, Mamou Thierro, la diva de Kirango et les « Kôrêdouga » de Ségou, ont été mis à contribution. En sa qualité de représentant du ministre de l’artisanat et du tourisme, Almamy Koureishi, a salué l’initiative de cette foire qui donne une note particulière au Festival sur le Niger. « Le festival sur le Niger n’est pas seulement que réjouissance. Mais, aussi un espace de promotion du savoir faire des artisans du Mali et d’une bonne partie de l’Afrique de l’ouest », a-t-il déclaré. Avant de saluer la présence des nombreux occidentaux qui ont fait le choix de venir visiter le Mali malgré les interdictions de leur chancellerie. Il les a rassuré que l’Etat du Mali, mettra tout en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendu de son territoire, afin de leur donner l’opportunité d’apprécier le « Diatiguiya », un pan de la très riche culture malienne.

15 02.12.Assane Koné
Festival sur le Niger
Quand le « gnaga » annonce la fête
Ce fut une belle initiative de programmer une soirée « gnaga » des artistes maliens originaires de Ségou. Jamais population de Ségou ne s’est autant mobilisée pour une manifestation dans la cité des 4444 balazans. La soirée fut belle.

Quand artistes et spectateurs, en grande partie composés de femme, sont sur le même diapason, le spectacle ne peut être que merveilleux. Ce fut le cas dans la nuit du 14 février 2012, au siège de la Fondation du Festival sur le Niger, dans les locaux de l’Ex-CMDT de Ségou.
A la faveur du « gnaga » de Ségou, des artistes maliens parti de la 4ème région pour la conquête du monde, souvent avec seulement un instrument ou une voix, ont répondus présents à l’invitation des organisateur du Festival sur le Niger. « Quand la Direction du Festival sur le Niger m’a demandé de venir jouer dans le cadre de ce ganga, ce fut pour moi un grand honneur et cela m’a ému », a déclaré Paye Camara, entre deux prestations. Et, à l’image de la cantatrice Paye Camara, tous les artistes qui ont fait le déplacement dans le cadre de ce « gnaga », ont tenu à partager leur émotion avec leurs frères et sœurs de Ségou et les milliers de festivaliers qui ont commencé à converger vers l’ancienne capitale du royaume bambara de Ségou. De Paye Camara très en verve et dansant à tout bout de champ, à Nafi Diabaté, en passant par Ya Kouyaté, un peu taquine sur les bords par des insinuations faites aux hommes, Madjaré Dramé et Bassékou Kouyaté, le maître incontesté du Ngoni, Ségou et ses invités sont allés à la rencontre d’un pan de sa culture. Et, à la fin du spectacle, nombreux sont les spectateurs qui ont apprécié l’initiative et salué les artistes qui ont bien voulu venir rendre à Ségou, un peu de ce qu’ils ont appris dans les ruelles de l’ancienne ville royale.

15.02.12 Assane Koné
Festival sur le Niger 2012
Les « Kôrêdouga », un festival particulier dans le festival
Chaque année, ils sont au début et à la fin du Festival sur le Niger. Cette année pour la 8ème édition, ils sont fidèles au poste. Avec leurs parures en fève, leurs habits faits de haillon et leurs chevaux en bois, les « Kôrêdouga » de Ségou, sous la houlette de leur chef « Tchêtémalo », sont une véritable attraction. Communément appelés les bouffons, les « Kôrêdouga », récemment classés sur la liste du patrimoine de l’UNESCO, est une institution. Et, cela est très perceptible dans tous les espaces du Festival sur le Niger. Un peu de danse par-ci, un peu d’humour pour-là, ils tournent la vie en dérision, comme pour dire la vie n’est rien. Mais, quelle philosophie ? Cette vie à laquelle nous tenons tant, grâce à la sagesse des « Kôrêdougouga », nous revient comme quelque chose de banale à ne pas trop prendre au sérieux, parce qu’éphémère. Ils sont à Ségou et invitent les festivaliers à le découvrir, en même temps que leur sagesse.

15.02.12Assane Koné
Coup de cœur
Et, ces flutistes Samogo du 3ème quartier de Ségou ?
S’ils sont d’habitude au nombre de douze, le 14 février 2012, à l’inauguration de la Foire internationale, ils n’étaient que sept. Mais détrompez-vous, la réduction de leur nombre n’a aucune influence sur la qualité de leur prestation.Les flutistes Samogo du 3ème quartier de Ségou, un groupe de musiciens particuliers. Accompagné d’un djémbé et d’un tam-tam, 7 à 12 flutistes talentueux, dans un mouvement circulaire envoûtant, parviennent à faire danser, même ceux qui ne sont pas de la même aire culturelle qu’eux. Des flutes de différentes tailles, avec des sons particuliers et une orchestration merveilleuses, les flutistes Samogo du 3ème quartier de Ségou, est un patrimoine à valoriser. « Nous avons hérité ces flutes-là de nos grands parents. Il y a plus de 60 ans que ces introduits ont été introduits à Ségou en provenance du Burkina Faso », nous a indiqué Issa Touré, un as de la flute Samogo. Avant d’ajouter que le groupe à force de travaille est parvenu à faire jouer des rythmes que les ancêtres n’avaient jamais imaginé. « Nous avons aujourd’hui la capacité de jouer plusieurs rythmes avec les flutes », a-t-il indiqué. Pour le plaisir des festivaliers, les flutistes Samogo ont déjà donné le ton et seront à toutes les manifestations populaires durant la 8ème édition de la messe de la culture.

15.02/12 Assane Koné

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